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Pour une structure qui emploie l’IA générative et qui veut savoir ce que le droit lui impose.

Cinq cents pages de règlement.
Trois lignes pour vous.

Le règlement européen sur l’IA s’applique depuis le 2 août 2026, et le pouvoir de sanction est effectif depuis cette date. Ce qu’il demande à une structure qui emploie des outils du marché tient en peu de gestes, tous vérifiables par un écrit. Le reste vise ceux qui fabriquent les modèles.

État du droit arrêté au 25 août 2026 · un cadrage, que votre conseil juridique reprend

Un échange de travail autour d’un document, dans une structure
Votre rôledéployeur, dans presque tous les cas.
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Le calendrier

Ce qui est reporté, ce qui ne l’est pas.

Le règlement Omnibus du 24 juillet 2026 a déplacé les exigences lourdes sur le haut risque et les bacs à sable. La date générale n’a pas bougé, et c’est celle qui vous concerne.

Applicable
2 août 2026

Transparence, surveillance et sanctions. Cette date n’a jamais bougé.

AI Act, règlement (UE) 2024/1689, article 113

Reporté
2 déc. 2027

Les exigences substantielles sur le haut risque de l’annexe III, fixées auparavant au 2 août 2026.

Règlement (UE) 2026/1744, JOUE du 24 juillet 2026

Décisions publiques
0

Décision de sanction publiée au titre de l’AI Act à ce jour. Le pouvoir de sanction, lui, est effectif.

Relevé de KiXiT Ai, arrêté au 25 août 2026

Une structure qui a retenu « c’est reporté, on verra en 2027 » se découvre en écart sur exactement les trois points qui la concernaient : informer, former, et se tenir à distance de l’article 5.

Trois questions

Quel texte, quel rôle, quelle force.

Presque toutes les contradictions que vous avez lues sur l’IA et le droit viennent de ces trois confusions. Les lever prend cinq minutes, et ce qui reste après est court.

Quel texte

Trois corpus, en même temps

L’AI Act classe les usages par niveau de risque. Le RGPD commande dès qu’une donnée personnelle entre dans un prompt. Le droit français, lui, produit l’essentiel du contentieux déjà jugé : consultation du comité social et économique, droit d’auteur, droit à l’image.

Règlements (UE) 2024/1689 et 2016/679 · code du travail, code de la propriété intellectuelle

Quel rôle

Vous êtes déployeur

Vous employez un système sous votre autorité : un assistant qui rédige, un agent conversationnel sur votre site, une IA intégrée à la suite bureautique. La charge lourde du règlement (documentation technique, marquage, enregistrement) pèse sur le fournisseur, et l’usage par interface de programmation ne vous fait pas changer de rôle.

AI Act, articles 3(4) et 25 : trois cas de basculement, tous hors de l’usage courant

Quelle force

Loi, échéance à venir, recommandation

Une ligne directrice de la Commission ou une recommandation de la CNIL n’est pas une loi, et elle pèse quand même : la suivre vous dispense de justifier votre méthode, vous en écarter vous oblige à démontrer que vous faites aussi bien.

Commission européenne, Bureau de l’IA · CNIL, fiches du 19 juin 2025

Quand quelqu’un demande si un usage est légal, la première question porte sur le texte : un usage conforme à l’AI Act reste illicite au regard du RGPD ou du code du travail.

Votre périmètre

La majorité de vos usages n’appelle rien.

Le règlement classe les usages en quatre niveaux, et les usages professionnels courants relèvent des deux plus légers. Reste ce qui se démontre par un écrit.

  1. Risque minimal76 %aucune obligation au titre de l’AI Act
  2. Risque limité, article 5018 %transparence, applicable
  3. Haut risque, annexe III5,5 %exigences au 2 décembre 2027
  4. Pratiques interdites0,5 %l’usage cesse

Ventilation reconstruite par KiXiT Ai pour une structure ayant inventorié ses usages. Elle n’existe dans aucune littérature et n’a aucune valeur juridique : elle montre un ordre de grandeur.

Ce qui vous concerne

Quatre gestes, chacun vérifiable par une trace écrite.

  • Dire qu’un agent conversationnel est une IAUne phrase au premier message, visible à l’écran (AI Act, article 50).
  • Signaler un deepfake ou un texte d’intérêt public généréLes œuvres artistiques, satiriques et de fiction en sont exceptées (article 50(4)).
  • Former, et le documenterObligation de moyens depuis le 27 juillet 2026 (AI Act, article 4, modifié par le règlement 2026/1744).
  • Laisser les émotions de vos salariés hors de vos outilsL’analyse des émotions au travail relève de l’interdiction (article 5, applicable depuis le 2 février 2025).

Ce qui reste hors de votre périmètre

Ces cinq lignes visent le fournisseur, et la dernière n’existe pas.

  • Le marquage CEIl vise les systèmes à haut risque, et le fournisseur le porte.
  • La documentation technique de l’article 11C’est une obligation du fournisseur.
  • L’enregistrement dans la base européenneElle recense les systèmes, pas ceux qui les emploient.
  • L’analyse d’impact sur les droits fondamentauxElle vise certains déployeurs de systèmes à haut risque.
  • La déclaration d’usage à une autoritéNi la CNIL, ni la DGCCRF, ni la Commission ne tiennent un tel guichet.
Le cas à part

L’IA en ressources humaines

Un outil qui trie des candidatures, qui évalue ou qui répartit des tâches relève en même temps de l’AI Act (annexe III, paragraphe 4, exigences au 2 décembre 2027), du RGPD (article 22, applicable aujourd’hui) et du code du travail (article L2312-8). Trois calendriers, trois autorités : c’est la situation où une structure prend un conseil juridique, et nous travaillons avec le vôtre dès le premier échange.

Les gestes

Trois gestes portent l’essentiel du risque.

Aucun ne demande un logiciel, aucun ne demande un budget. Le premier se fait avec vos équipes, et il commande les deux autres.

01

Inventorier les usages réels

Y compris ceux déjà intégrés à la suite bureautique, à la gestion de la relation client ou à l’agent conversationnel du site. Aucun texte ne l’impose, et rien d’autre ne se fait sans lui.

02

Basculer sur des versions entreprise

La différence se joue au contrat : les versions grand public peuvent réutiliser les prompts pour l’entraînement, les versions entreprise l’excluent. Cette clause règle l’essentiel du risque sur les données personnelles et sur le secret des affaires.

03

Consulter le CSE avant

À partir de 50 salariés, l’introduction d’une nouvelle technologie appelle l’information consultation préalable (code du travail, article L2312-8). Trois décisions ont suspendu un déploiement : TJ Nanterre 14/02/2025, TJ Créteil 15/07/2025, TJ Nanterre 29/01/2026.

Ce qui occupe le temps sans réduire le risque

  • Une charte d’usage de vingt pagesSes dispositions contraignantes suivent la procédure du règlement intérieur pour fonder une sanction : consultation du CSE, transmission à l’inspection du travail, dépôt au greffe. Deux pages déposées pèsent davantage que vingt pages sans procédure (code du travail, articles L1321-1 et suivants).
  • L’interdiction pure et simpleElle déplace l’usage vers l’invisible : 55 % de ceux qui emploient l’IA générative se servent d’outils que leur structure n’a pas approuvés (Salesforce et YouGov, enquête d’octobre 2023, 14 000 salariés dans 14 pays). C’est le raisonnement qu’a suivi l’État français, qui a déployé un outil souverain à ses agents.
  • L’attente de 2027Le report du règlement Omnibus porte sur le haut risque et sur les bacs à sable. La transparence, la littératie et les pratiques interdites sont restées à leur date, et elles sont sanctionnables.
Le chantier

Ce que nous posons avec vous.

Le cadre réglementaire est l’un des chantiers que le dispositif ouvre, et le diagnostic établit s’il compte chez vous. Six pièces, dont vous n’aurez pas besoin des six.

L’inventaire des usagesDirection, informatique

La liste de ce qui tourne réellement dans la maison, outil par outil et service par service. C’est presque toujours ce qui manque, et le diagnostic PrismXAi le remplit à partir de ce que vos équipes déclarent elles-mêmes.

Ce qui vous reste

  • Les outils employés, y compris ceux que personne n’a validés
  • Les fonctions d’IA déjà intégrées à vos logiciels métier
  • Les données qui entrent dans chacun, et par quelle porte
  • Le service qui s’en sert, et pour quel travail
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La note de périmètreDirection, juridique

Usage par usage : quel texte le vise, à quel rôle il vous place, et à quelle échéance. C’est le document qui arrête les plans de conformité surdimensionnés, ceux qui exposent à un déployeur les obligations d’un fournisseur.

Ce qui vous reste

  • Le niveau de risque de chaque usage, avec l’article qui le fonde
  • Ce qui vous oblige aujourd’hui, ce qui vous obligera, ce qui reste hors périmètre
  • Les usages à reprendre en priorité, et pourquoi ceux-là
  • L’état du droit à la date de la note, qui se révise quand un texte bouge
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Le plan de littératie, datéRessources humaines, encadrement

L’article 4 de l’AI Act demande des mesures de montée en compétence, sans seuil de taille, depuis le 2 février 2025. C’est une obligation de moyens depuis le 27 juillet 2026, et c’est la démarche, datée, qui se démontre.

Ce qui vous reste

  • Le niveau de maîtrise attendu, métier par métier
  • Le calendrier qui le porte, et qui le tient
  • Les traces : support, date, périmètre, feuille d’émargement
  • Le point de révision, à échéance fixe
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Les mentions de l’article 50Communication, informatique

Sur vos surfaces publiques : l’agent conversationnel du site, les contenus générés que vous publiez. Les lignes directrices de la Commission du 20 juillet 2026 demandent une notification visible à l’écran, que les conditions générales complètent.

Ce qui vous reste

  • La mention de l’agent conversationnel, écrite et posée
  • La règle de publication des contenus générés, avec ses exceptions
  • Le cas des images et des voix de personnes réelles, qui appelle un accord écrit
  • Le point de contrôle avant chaque mise en ligne
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La bascule contractuelleDirection, achats

Les usages qui touchent des données personnelles ou confidentielles passent en version entreprise. C’est la clause, et non la qualité du modèle, qui fait la conformité, et le registre des traitements se met à jour du même geste (RGPD, articles 30 et 35).

Ce qui vous reste

  • Les usages qui appellent une version entreprise, nommés un par un
  • La clause à vérifier chez chaque fournisseur
  • Le registre des traitements mis à jour, et l’analyse d’impact si le risque est élevé
  • Les clauses de conformité à porter dans vos marchés, pour une structure publique
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Le passage devant les instancesDirection, ressources humaines

La consultation du CSE se tient avant toute décision irréversible, quand les élus peuvent encore peser. Au delà de 300 salariés, l’avis de la commission santé, sécurité et conditions de travail s’y ajoute.

Ce qui vous reste

  • Le dossier remis aux élus, et ce qu’il contient
  • Le calendrier d’avis : un mois en général, deux à trois en cas d’expertise
  • La charte intégrée au règlement intérieur, quand elle porte des règles contraignantes
  • Ce qui se décide après l’avis, et ce qui attend
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Aucune de ces pièces n’appelle les autres, et le dispositif en ouvre d’autres qui ne sont pas dans cette liste. L’accompagnement porte l’ensemble, et le diagnostic PrismXAi désigne les pièces qui comptent chez vous.

Vos questions

Ce que vous nous demandez à chaque fois.

Faut-il déclarer notre usage de l’IA à la CNIL ?
Aucune déclaration d’usage n’existe, et aucune autorité ne tient un tel guichet. Ce qui vous incombe relève du RGPD et vous incombait déjà avant l’IA : tenir le registre des traitements à jour, et réaliser une analyse d’impact lorsque le risque est élevé (articles 30 et 35).
Nous employons ChatGPT et Copilot : sommes-nous fournisseurs ?
Vous êtes déployeur. Un déployeur devient fournisseur dans trois cas, et trois seulement : s’il appose sa marque sur un système à haut risque, s’il y apporte une modification substantielle, ou s’il en change la destination au point de le rendre haut risque (AI Act, article 25). L’usage par interface de programmation et l’ajustement léger restent en deçà.
Tout contenu généré doit-il porter une mention ?
Le marquage lisible par machine relève du fournisseur (article 50(2)). La mention visible, elle, est due pour les deepfakes et pour les textes d’intérêt public que vous publiez, avec une exception pour les contenus manifestement artistiques, satiriques ou de fiction (article 50(4)). Un usage de l’image ou de la voix d’une personne réelle appelle en outre son accord écrit.
Qui contrôle, en France ?
Au 25 août 2026, la désignation des autorités françaises reste en cours : le volet numérique du projet de loi d’adaptation au droit de l’Union a été adopté par le Sénat en février 2026 et reste en examen à l’Assemblée. L’AI Act étant un règlement, il s’applique directement : ce calendrier national ne suspend aucune échéance.
Qui rédige, vous ou notre avocat ?
Nous produisons l’inventaire, la note de périmètre, le plan de littératie et les traces qui se démontrent. Votre conseil juridique reprend ce document pour ce qui relève de lui, et il travaille sur une matière complète plutôt que sur des déclarations. Sur un usage en ressources humaines, nous l’associons dès le premier échange. Nous écrire
Faut-il faire le diagnostic d’abord ?
L’inventaire des usages réels est le socle de toute la conformité, et c’est précisément ce que le diagnostic PrismXAi relève, service par service, à partir de ce que vos équipes déclarent. Une structure qui l’a fait entre dans le chantier avec sa matière déjà réunie.

État du droit arrêté au 25 août 2026. Cette page oriente : elle se reprend avec votre conseil juridique, et elle se met à jour quand un texte bouge.

L'invitation

Dites-nous ce que
vos équipes emploient.

Nous regardons vos usages réels, nous nommons ce qui vous oblige, et nous vous disons ce qui reste hors de votre périmètre.

Ce premier échange ne se facture jamais. Ou commencez par mesurer ce que vos équipes font déjà.