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Fiche d’orientationAI Act, RGPD, droit françaisÉtat du droit au 25 août 2026

Ce que la loi exige vraiment,
et ce qu’elle ne vous demande pas.

Le 2 août 2026 a fait basculer une vague d’obligations, et un règlement de juillet en a repoussé une autre. Le discours ambiant mélange depuis ce qui s’applique, ce qui est reporté et ce qui n’a jamais existé. On remet chaque texte à sa place, on descend jusqu’au geste concret, et on termine par les seules obligations qui vous concernent.

  1. 00Lire une obligation
  2. 01Le calendrier réel
  3. 02Les quatre niveaux de risque
  4. 03Vos obligations réelles
  5. 04Les idées reçues
  6. 05Sanctions et marge d'action

Partie 00

Avant toute obligation : savoir qui elle vise

Presque toutes les contradictions entre articles et formations viennent de trois confusions : le texte concerné, le rôle de la personne visée, et la force juridique de la règle citée. Deux affirmations opposées peuvent être vraies toutes les deux si elles ne parlent ni du même texte, ni du même acteur.

AI Act

Le règlement sur l'IA

Il classe les usages par niveau de risque et fixe des obligations selon votre rôle dans la chaîne. Il s'ajoute à l'existant, et il ne remplace aucun texte antérieur.

Règlement (UE) 2024/1689

RGPD

Le règlement sur les données

Dès qu'une donnée personnelle entre dans un prompt, il s'applique en parallèle. Dans la vie quotidienne d'une structure, c'est lui qui commande la majorité des obligations réelles.

Règlement (UE) 2016/679

Droit national

Travail, propriété, pénal

Consultation du comité social et économique, droit d'auteur, droit à l'image, deepfakes. Ces textes préexistaient à l'IA, et ils produisent aujourd'hui l'essentiel du contentieux français.

Code du travail, code de la propriété intellectuelle, code pénal

Le réflexe à installer : quand quelqu'un demande « est-ce que c'est légal ? », la première question est « au regard de quel texte ? ». Un usage peut être conforme à l'AI Act et illicite au regard du RGPD ou du code du travail.

Le point aveugle

La France n'a pas fini de désigner son gendarme

Au 25 août 2026, la désignation formelle des autorités françaises de surveillance reste inachevée. Le vecteur, le volet numérique du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne, a été adopté par le Sénat en février 2026 et reste en examen à l'Assemblée. Les sources divergent encore entre la DGCCRF comme point de contact unique et la CNIL comme autorité chef de file. Et pourtant : l'AI Act étant un règlement, il est directement applicable. Ce retard national ne suspend aucune échéance.

Projet de loi DDADUE, volet numérique, en cours d'examen

Lecture médiatique

Trois mécanismes récurrents

  • Le raccourci de report« l'AI Act est reporté ». La date générale du 2 août 2026 tient toujours ; ce sont des exceptions à cette date qui ont bougé.
  • La confusion de rôleles obligations du fournisseur présentées comme celles de tout le monde, ce qui produit des plans de conformité surdimensionnés, puis abandonnés.
  • Le glissement de forceune ligne directrice ou une recommandation citée comme une amende, avec un montant à l'appui qui ne lui correspond pas.

Partie 01

Le calendrier réel, échéance par échéance

Le règlement Omnibus, en vigueur depuis le 27 juillet 2026, a bien modifié le calendrier de l’AI Act. Dans un seul sens, et sur un seul bloc : les systèmes à haut risque. Tout le reste est resté à sa place.

Applicable depuis2 août 2026date générale d'application, AI Act art. 113 : non reportée
Reporté au2 déc. 2027haut risque de l'annexe III, était fixé au 2 août 2026
Plafond de sanction actif35 M€ ou 7 %pratiques interdites, le plus élevé des deux, AI Act art. 99
Sanctions AI Act prononcées0aucune décision publique connue au 25 août 2026
  1. 1ᵉʳ août 2024appliqué

    Entrée en vigueur du règlement (UE) 2024/1689

    Le compte à rebours démarre. Aucune obligation immédiate.

  2. 2 février 2025appliqué

    Pratiques interdites (art. 5) et littératie IA (art. 4)

    Premier bloc contraignant. Il concerne toutes les structures, sans seuil de taille.

  3. 2 août 2025appliqué

    Modèles à usage général, gouvernance, organismes notifiés

    Documentation, résumé public des données d'entraînement, politique de respect du droit d'auteur. Obligations du fournisseur de modèle, pas de celui qui l'emploie.

  4. 2 août 2026appliqué

    Application générale, transparence (art. 50), surveillance, sanctions

    Le bloc qui concerne directement une structure ordinaire : marquage des contenus, mention des agents conversationnels, divulgation des deepfakes. Les sanctions deviennent applicables.

  5. 2 décembre 2026à venir

    Deux interdictions de plus, et marquage des systèmes antérieurs

    Applications de dénudage et contenus pédocriminels générés, ajoutés par l'Omnibus à l'initiative de la France, sanctionnés au palier maximal. Le marquage lisible par machine s'étend aux systèmes mis sur le marché avant le 2 août 2026.

  6. 2 août 2027reporté

    Bacs à sable réglementaires dans chaque État membre

    Était fixé au 2 août 2026. La France n'en dispose pas encore au titre de l'article 57.

  7. 2 décembre 2027reporté

    Exigences substantielles sur le haut risque de l'annexe III

    Était fixé au 2 août 2026. Ressources humaines, recrutement, crédit, éducation, biométrie. Gestion des risques, gouvernance des données, journalisation, contrôle humain.

  8. 2 août 2028reporté

    Haut risque intégré dans les produits réglementés de l'annexe I

    Était fixé au 2 août 2027.

  9. 2 août 2030à venir

    Certains systèmes à haut risque déjà employés par les autorités publiques

    Article 111(2), échéance inchangée. Elle concerne les collectivités et les établissements publics équipés avant 2026.

Le raccourci qui fait des dégâts

Ce que l'Omnibus a déplacé, et ce qu'il a laissé en place

Déplacé : les exigences lourdes sur le haut risque, et les bacs à sable. Restés à leur date : l'application générale, les interdictions, la littératie, les obligations des modèles à usage général, la transparence de l'article 50, les pouvoirs de surveillance et les plafonds de sanction.

Une structure qui a retenu « c'est reporté, on verra en 2027 » se retrouve en infraction sur exactement les trois points qui la concernaient : informer, former, et se tenir à distance de l'article 5.

Règlement (UE) 2026/1744, JOUE du 24 juillet 2026

Pourquoi ce report

Les normes n'étaient pas prêtes

  1. Normes harmonisées CEN-CENELEC attenduesnon publiées
  2. Lignes directrices de classification (art. 6)échéance manquée
  3. Vote du Parlement européen, 16 juin 2026423 voix pour

Les consultations publiques sur les normes ne sont attendues que fin 2026 ou début 2027, et la Commission a manqué sa propre échéance du 2 février 2026 pour les lignes directrices de classification. Point décisif : le mécanisme de déclenchement conditionnel, qui aurait lié l'entrée en vigueur à la publication des normes, a été supprimé en trilogue. Les nouvelles dates sont fixes et inconditionnelles.

Commission européenne, CEN-CENELEC, Parlement européen

Partie 02

Les quatre niveaux de risque, appliqués à une structure réelle

Le règlement classe les usages, et non les outils. Le même assistant relève du risque minimal quand il rédige une lettre d’information, du risque limité quand il alimente un agent conversationnel public, et du haut risque quand il trie des candidatures.

4niveaux de risque

  1. Risque minimal76 %aucune obligation AI Act
  2. Risque limité, article 5018 %transparence
  3. Haut risque, annexe III5,5 %reporté à déc. 2027
  4. Pratiques interdites0,5 %à supprimer

Reconstruction pédagogique pour une structure ayant inventorié ses usages : cette ventilation n'existe pas dans la littérature et n'a aucune valeur juridique. Elle montre un ordre de grandeur, à savoir que l'écrasante majorité des usages professionnels courants relève des deux niveaux les plus légers.

Article 50

Le niveau qui vous concerne

Agents conversationnels, générateurs de contenu, deepfakes. C'est ici que se joue l'essentiel de la conformité d'une structure qui s'adresse à un public. Applicable depuis le 2 août 2026.

AI Act, article 50

Quatre obligations

Deux pour le fournisseur, deux pour vous

Le fournisseur informe de l'interaction avec une IA et marque les contenus de synthèse de façon lisible par machine. Le déployeur informe en cas de reconnaissance d'émotions ou de biométrie, et divulgue les deepfakes et les textes d'intérêt public.

AI Act, article 50, paragraphes 1 à 4

Exceptions

Ce qui échappe au paragraphe 4

Les œuvres manifestement artistiques, créatives, satiriques ou fictionnelles. Un éléphant qui conduit une voiture reste une image de fiction. Une photographie retouchée d'un élu en contexte d'information, elle, relève de la divulgation.

AI Act, article 50(4), second alinéa

Un point tranché par les lignes directrices de la Commission : une mention enfouie dans les conditions générales, dans une adresse ou dans une documentation ne suffit pas. Elle peut compléter une notification visible, jamais la remplacer. C'est le manquement le plus facile à constater, donc le plus probable en contrôle.

Partie 03

Vos obligations réelles

Renseignez votre profil, la liste se recompose. Rien n’est enregistré et rien ne sort de cette page : c’est un outil de cadrage, pas un audit de conformité.

Votre rôle dans la chaîne
Effectif de la structure
Nature de la structure
Usage de l'IA en ressources humaines, recrutement ou évaluation

7 points de vigilance pour ce profil

  1. à faireInventorier tous les usages d'IA de la structure, y compris ceux déjà intégrés aux outils existantsSocle de toute conformité : aucun texte ne l'impose, et rien n'est faisable sans
  2. à fairePrendre des mesures documentées de montée en compétence des équipesAI Act, article 4 : applicable depuis le 2 février 2025, obligation de moyens
  3. impératifVérifier qu'aucun usage ne relève des pratiques interdites, à commencer par l'analyse des émotions des salariésAI Act, article 5 : 35 M€ ou 7 % du chiffre d'affaires mondial
  4. à faireVérifier que chaque agent conversationnel indique clairement qu'il s'adresse à une IAAI Act, article 50(1) : obligation du fournisseur, et vous répondez de votre site
  5. à faireSignaler les deepfakes et les textes générés publiés sur un sujet d'intérêt généralAI Act, article 50(4) : obligation du déployeur, exceptions artistiques et satiriques
  6. à faireBasculer sur des versions entreprise pour tout usage touchant des données personnelles ou confidentiellesRGPD : la clause contractuelle exclut la réutilisation des prompts pour l'entraînement
  7. à faireTenir le registre des traitements à jour, et réaliser une analyse d'impact si le risque est élevéRGPD, articles 30 et 35 : obligation préexistante, indépendante de l'IA
  8. hors périmètreMarquage CE
  9. hors périmètreDocumentation technique de l'article 11
  10. hors périmètreEnregistrement dans la base de données européenne
  11. hors périmètreAnalyse d'impact sur les droits fondamentaux
  12. hors périmètreDéclaration d'usage à une autorité

Cette liste est un cadrage pédagogique construit à partir des textes en vigueur au 25 août 2026. Ce n'est pas un audit de conformité : elle ne remplace ni une analyse de vos traitements réels, ni un avis juridique sur votre situation.

Le détail, corpus par corpus

Ce que vous devez faire

  • Rendre visible la nature artificielle de l'agent conversationnelL'obligation pèse sur le fournisseur, et c'est vous qui répondez de ce que votre site affiche. Une phrase courte au premier message, plutôt qu'une ligne dans les conditions générales.
  • Divulguer les deepfakes et les textes d'intérêt publicUne image de destination générée et présentée comme réelle, un communiqué rédigé par IA sur un sujet d'intérêt général : mention explicite.
  • Former, et le documenterFeuille d'émargement, support, date, périmètre. C'est la seule preuve disponible, et elle ne coûte rien à constituer au fil de l'eau.
  • Vérifier qu'aucun usage ne franchit l'article 5En pratique, un seul point de contrôle sérieux : aucune analyse d'émotions sur les salariés, ni en réunion, ni à l'accueil, ni en formation.

Ce qui reste hors de votre périmètre

  • Le marquage CEIl vise les systèmes à haut risque, et il est porté par le fournisseur.
  • La documentation technique de l'article 11C'est une obligation du fournisseur : un déployeur n'a rien à produire de tel.
  • L'enregistrement dans la base européenneElle recense les systèmes, pas ceux qui les emploient.
  • L'analyse d'impact sur les droits fondamentauxElle ne vise que certains déployeurs de systèmes à haut risque, dont les structures privées ordinaires ne font pas partie.
  • La déclaration d'usage à une autoritéNi la CNIL, ni la DGCCRF, ni la Commission ne tiennent un tel guichet : il n'existe pas.

Une nuance de calendrier utile : le marquage lisible par machine bénéficie du seul délai accordé dans ce bloc. Pour les systèmes déjà sur le marché avant le 2 août 2026, il ne s'applique qu'au 2 décembre 2026, et le contenu généré avant cette date reste hors de l'obligation.

Partie 04

Huit affirmations à corriger

Elles reviennent à chaque échange, souvent apportées par un article de presse professionnelle ou une formation antérieure. Chacune est fausse, et chacune contient une part de vrai qu’il faut nommer.

  • Faux« L'AI Act interdit les assistants d'IA en entreprise »

    Aucune interdiction d'usage professionnel d'un outil à usage général. Seules certaines pratiques sont interdites par l'article 5, quel que soit l'outil employé.

  • Faux« Il faut déclarer son usage de l'IA à la CNIL »

    Aucune déclaration d'usage n'existe. Restent les obligations RGPD préexistantes : registre des traitements, analyse d'impact si le risque est élevé. Elles n'ont pas attendu l'IA.

  • Partiellement faux« Tout contenu généré doit porter une mention IA visible »

    L'article 50(2) exige un marquage lisible par machine, côté fournisseur. La mention visible n'est due que pour les deepfakes et les textes d'intérêt public, avec exceptions artistiques et satiriques.

  • Faux« L'AI Act s'applique de la même façon à toutes les entreprises »

    L'obligation dépend du rôle et du niveau de risque de l'usage. S'y ajoutent des allègements pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire, dont un plafonnement d'amende au montant le plus faible, à rebours de la règle générale.

  • Faux« La formation à l'IA est sanctionnée par une amende »

    L'article 4 n'a aucune sanction propre, et c'est désormais une obligation de moyens. Elle reste due, et son absence pèse en cas de dommage, sans qu'aucun montant lui soit attaché.

  • Faux« Le RGPD interdit les outils américains »

    Le Data Privacy Framework a été validé par le Tribunal de l'Union le 3 septembre 2025, et plus de 2 800 organisations sont certifiées. Le risque lié au CLOUD Act justifie une analyse pour les données sensibles, plutôt qu'une interdiction de principe.

  • Faux« Les contenus générés appartiennent au fournisseur du modèle »

    Les conditions générales cèdent à l'utilisateur les droits sur les sorties. La vraie question porte sur la protégeabilité, le plus souvent nulle faute d'auteur humain.

  • Faux« Il faut un délégué à la protection des données pour employer l'IA »

    Le DPO s'impose selon les critères de l'article 37 du RGPD, indépendamment de l'IA : autorité publique, suivi régulier à grande échelle, données sensibles à grande échelle.

Honnêteté intellectuelle

Les zones qui restent réellement incertaines

Corriger les idées reçues laisse des questions ouvertes, et elles se présentent comme telles : la portée exacte de l'opposition à la fouille face à l'IA générative ; la protégeabilité d'un contenu mêlant prompt et retouches, faute de jurisprudence française fixée ; la qualification en haut risque de certains outils intégrés ; l'identité définitive de l'autorité française chef de file, tant que la DDADUE n'est pas votée ; la portée réelle des garanties d'indemnisation des fournisseurs ; l'issue de l'appel de la décision de Munich et du pourvoi devant la Cour de justice sur le Data Privacy Framework.

Partie 05

Sanctions et marge d’action réelle

Les montants circulent beaucoup, presque toujours sans préciser à qui ils s’appliquent. L’échelle est logarithmique : chaque graduation vaut dix fois la précédente, sans quoi le délit d’entrave tiendrait dans l’épaisseur du trait.

  1. Délit d'entrave, défaut de consultation du CSE7 500 et suspension du projet
  2. AI Act : informations inexactes aux autorités7 500 000 ou 1 % du CA mondial
  3. AI Act : manquement à la transparence (art. 50)15 000 000 ou 3 % du CA mondial
  4. Amende infligée à OpenAI en Italie, annulée15 000 000 annulée le 18 mars 2026
  5. RGPD : plafond du palier haut20 000 000 ou 4 % du CA mondial
  6. AI Act : pratiques interdites (art. 5)35 000 000 ou 7 % du CA mondial

, échelle logarithmique : chaque graduation vaut dix fois la précédente.

Les plafonds de l'AI Act s'apprécient au plus élevé des deux termes et à l'échelle du groupe mondial : pour un acteur pesant plusieurs dizaines de milliards, 7 % dépasse largement le plafond nominal de 35 M€. Pour une PME ou une entreprise de taille intermédiaire, l'Omnibus retient au contraire le montant le plus faible. La même règle protège les petites structures et frappe fort les grandes.

Marge d'action réelle

Les trois gestes qui pèsent

  • Inventorier les usages réels, y compris invisibles.Ceux qui sont déjà intégrés à la gestion de la relation client, à la suite bureautique, au moteur de réservation ou à l'agent conversationnel du site. C'est le socle de tout le reste, et c'est presque toujours ce qui manque.
  • Basculer sur des versions entreprise.Une clause contractuelle qui exclut la réutilisation des prompts règle d'un coup l'essentiel du risque RGPD et du risque de fuite de secret des affaires.
  • Consulter le CSE avant, plutôt qu'après.Au-delà de 50 salariés, c'est le seul manquement qui peut faire arrêter un projet en cours, et trois décisions récentes l'ont fait.
Effet marginal

Les gestes dont l'effet reste marginal

  • Rédiger une charte d'IA de vingt pages.Sans intégration au règlement intérieur, elle reste un guide. Deux pages déposées valent mieux que vingt pages sans procédure.
  • Interdire l'IA à ses équipes.L'interdiction déplace l'usage vers l'invisible. C'est le raisonnement retenu par l'État français, qui a préféré déployer un outil souverain à ses agents.
  • Attendre 2027 pour s'y mettre.Le report ne concerne que le haut risque. Ce qui vous concerne est déjà applicable, et déjà sanctionnable.

La formulation à retenir quand la question arrive

« Vous avez raison, c'est réglementé, et depuis le 2 août dernier ça l'est pour de bon. Maintenant, sur les cinq cents pages du texte, ce qui vous concerne tient en trois lignes : dites à vos visiteurs quand ils s'adressent à une machine, formez vos équipes et gardez-en la trace, et laissez les émotions de vos salariés en dehors de vos outils. Le reste vise ceux qui fabriquent les modèles. Si vous faites des ressources humaines avec de l'IA, c'est un autre sujet, et on en reparle. »

Traçabilité

Sources et niveau de confiance

Chaque élément porte sa force juridique : droit dur, soft law, ou reconstruction pédagogique. Ce statut se conserve à la reprise.

DonnéeSource primaireStatut
Architecture, niveaux de risque, obligations, plafonds de sanctionRèglement (UE) 2024/1689, texte consolidé, EUR-LexÉtabli
Nouveau calendrier, allègements PME, interdictions ajoutéesRèglement (UE) 2026/1744, JOUE du 24 juillet 2026Établi
Transparence de l'article 50, périmètre et exceptionsLignes directrices de la Commission, 20 juillet 2026Soft law, publiée
Modèles à usage général et code de bonnes pratiquesCommission européenne, Bureau de l'IA, juillet 2025Établi et soft law
Intérêt légitime, moissonnage, anonymat des modèlesCNIL, fiches du 19 juin 2025 ; EDPB, avis 28/2024Soft law, opposable en pratique
Validité du Data Privacy FrameworkTribunal de l'UE, 3 septembre 2025 ; pourvoi C-703/25 P pendantÉtabli, sous réserve du pourvoi
Fouille de textes et de données, opposition du titulaireDirective 2019/790 ; article L122-5-3 du code de la propriété intellectuelleÉtabli, portée contestée
Responsabilité du développeur pour mémorisation d'œuvresTribunal régional de Munich I, 11 novembre 2025Décision isolée, non définitive
Consultation du CSE préalable au déploiement d'IATJ Nanterre 14/02/2025 · TJ Créteil 15/07/2025 · TJ Nanterre 29/01/2026Établi, jurisprudence convergente
Deepfakes, sanctions pénalesLoi n° 2024-449 du 21 mai 2024 ; articles 226-8 et 226-8-1 du code pénalÉtabli, quantum à revérifier sur Légifrance
Gouvernance française, désignation des autoritésProjet de loi DDADUE, volet numérique, en examenEn cours, non stabilisé
Ventilation des usages par niveau de risqueReconstruction pédagogique du cabinetEstimation raisonnée, sans valeur juridique

Solidité de l’ensemble : 6 sur 7

Le calendrier et les textes européens sont solidement sourcés et recoupés entre EUR-Lex, la Commission, la CNIL et l'EDPB. L'incertitude résiduelle se concentre sur deux points signalés comme tels : la gouvernance nationale française, encore à l'état de projet de loi, et quelques quanta pénaux à revérifier sur Légifrance avant diffusion. La ventilation des usages par niveau de risque est une reconstruction pédagogique, et elle ne se présente jamais comme une donnée.